

Avant tout, ce qu'il faut savoir c'est que :
Si le pays a signé la Convention de La Haye, la démarche individuelle n'est plus possible.
S'il ne l'a pas signée, il faut voir si le pays accepte les démarches individuelles, ou si des OAA ou l'AFA y sont accrédités.
Dans les pays où il est possible de choisir, la question qui revient toujours est : Quelle est la meilleure voie ?
Il n'y a pas de réponse universelle à cette question. Le choix vous appartient, selon vos aspirations. Certains se sentiront plus sécurisés s'ils sont accompagnés par un OAA, d'autres auront l'impression d'être dépossedés de l'aventure puisque l'OAA s'occupe généralement de tout (jusqu'à la réservation de l'hôtel et du billet d'avion, dans le cas de Médecins du Monde par exemple).
On caractérise communément chaque type de parcours par le niveau d'accompagnement qu'il représente. Même si là encore il existe des variations, on peut les classer ainsi :

L'activité d'intermédiaire pour l'adoption ou le placement en vue d'adoption de mineurs de 15 ans est réservé aux personnes morales de droit privé. Elle se caractérise par différentes activités qui ne peuvent être exercées que dans le cadre de l'autorisation et/ou de l'habilitation préalable. Ainsi, il est attendu d'un organisme autorisé qu'il assume l'ensemble des missions suivantes:
1. L'aide à la préparation du projet d'adoption et les conseils pour la constitution du dossier.
2. L'information sur les aspects techniques et juridiques de la procédure d'adoption.
3. L'accompagnement de la famille après l'arrivée de l'enfant.
Un organisme autorisé qui sollicite l'habilitation doit en outre être en mesure d'exercer directement toutes les fonctions suivantes:
1. La détermination, en relation avec les autorités compétentes du pays d'origine, des modalités de choix d'une famille adoptive.
2. L'acheminement des dossiers des candidats à l'adoption vers les personnes ou institutions compétentes pour prononcer l'adoption.
3. La conduite ou le suivi de la procédure prévue conformément au droit en vigueur.
Il faut savoir que la plupart des OAA imposent des critères supplémentaires de sélection. En effet, ils ont nettement plus de demandes de postulants que d'enfants à confier à l'adoption. Aussi, ils établissent une pré-sélection avec pour optique de ne retenir que les dossiers ayant les plus grandes chances d'aboutir dans le pays. Par exemple, certains OAA n'acceptent que les couples mariés.
Comment contacter les OAA ?
Les coordonnées des OAA agréés pour votre département vous sont indiquées dans le dossier remis par le conseil général lors de votre demande d'agrément. Lorsque vous êtes titulaire de votre agrément, vous pouvez contacter l'OAA qui étudie votre projet, puis vous fait part de son accord (ou de son refus).
En règle générale, une fois que l'OAA vous a donné son accord, il vous demande d'abandonner les éventueles autres démarches (individuelles ou AFA) menées en parallèle.
Certains OAA proposent plusieurs pays, selon votre profil, d'autres ne vous laissent pas le choix du pays.
Soyez vigilants quant aux dispositions législatives et réglementaires du pays. Les fiches pays du SGAI sont très complètes et vous donneront des informations exhaustives.
La première difficulté est de trouver le bon intermédiaire (orphelinat, avocat…). En effet les intermédiaires véreux ne sont pas rares dans certains pays. L'idéal est d'obtenir ses coordonnées par des parents ayant déjà adopté (sans rencontrer de problème) via cet intermédiaire. Ces "bonnes adresses" se transmettent volontiers de bouche-à-oreille ou sur les forums d'adoption.
Si tel n'est pas le cas, demandez à votre intermédiaire de vous transmettre des coordonnées de parents qui ont adopté par son entremise. S'il refuse, c'est mauvais signe…
Dans tous les cas, si l'intermédiaire commence par vous parler d'argent avant d'étudier votre projet: FUYEZ !!
>Surtout ne pas oublier de prévenir le SGAI dès que l'apparentement est validé par l'autorité centrale du pays. C'est obligatoire et c'est dans votre intérêt !! Lorsque les adoptions se sont arrêtées au Congo, le SGAI a pu intervenir en faveur des familles françaises dont les dossiers étaient apparentés (alors que le Congo stoppait tout suite à l'affaire de l'Arche de Zoé).
Afin de garantir un meilleur suivi des procédures d'adoption internationale, les pouvoirs publics ont créé en 2005 l'Agence Française de l'Adoption.
Partenaire des départements et interlocuteur des pays étrangers ouverts à l'adoption, l'AFA a pour mission d'informer, de conseiller et d'accompagner les familles qui feront appel à ses services. L'agence n'a pas vocation à se substituer aux OAA, elle offre un service différent aux demandes individuelles encadrées et facilite les démarches en les sécurisant.
Elle accompagne les familles dans leur projet d'adoption, sans aucun critère de sélection et dans le strict respect des règles édictées par les pays d'origine. Elle rassemble et assure la diffusion de l'information. Elle informe les familles sur les modalités de l'adoption internationale et les aide à constituer leur dossier en fonction des pays. Elle travaille avec des correspondants départementaux (rattachés aux Conseils Généraux) qui ont eux-même une mission de proximité d'information et d'aide à la constitution des dossiers. Enfin, elle dialogue avec les autorités locales et les orphelinats des pays d'origine.
En résumé :
Pour conclure : Il faut savoir qu'un OAA sélectionne les dossiers en amont car il a une bonne connaissance des besoins des enfants qui lui sont confiés. Tandis que l'AFA vérifie juste que les dossiers correspondent aux critères du pays, puis les envoie à l'autorité centrale du pays qui opèrera sa propres séléction.
(source: SGAI - Statistiques de l'adoption internationale)